Sarkozy au salon de l'agriculture : "Casse toi pauvre con !" en vidéo

25 02 2008

Nicolas Sarkozy, adepte de la rupture dans le ton et sur le fond, est accusé par ses opposants de mettre en cause la fonction présidentielle. L'incident du Salon de l'agriculture fait rappeler à certains, l'échanges de mots du 6 novembre dernier avec un marin-pêcheur de Guilvenec. Mieux que n'importe quel article de presse, la vidéo permet de mieux comprendre cet évènement.

Voici donc la vidéo parue dans le Parisien et qui à fait naitre cette nouvelle polémique sur le comportement du chef de l'état.


Il est cependant difficile de voir cet évènement sans partie pris ou couleur politique; aussi pouvons nous faire un petit exerce et imaginez que nous voyons cette vidéo mettant en cause deux étrangers.

Nous voyons un homme qui traverse la foule et serre des mains, cela fait penser à un homme politique ou du moins une personne connue; sa venue est vue d'assez loin, les caméras qui l'entourent, la foule etc... les visiteurs présent doivent donc bien savoir qui visite ce salon.

On peut entendre à un moment une personne huer, certainement à l'encontre de cet homme politique qui arrive; en effet quelques images après on remarque ce visiteur qui invective l'homme politique pour lui dire d'un ton méprisant et en le tutoyant 'non, tu ne me touche pas...', on lui répond 'ben alors casse toi!'; il rétorque 'tu me salies' et nouvelle réponse 'ben alors casse toi ..' Bon là, cela se corse, car en écoutant la vidéo on n'a pas réussit à se mettre d'accord si réellement c'est pov'con ou bouffon; quoi qu'il en soit il se prend le retour par un petit nom d'oiseau !

Toujours en essayant de prendre le maximum de recule et sans parti prie, on peut déjà faire 2 remarques :

- c'est un échange d'invectives (plutot un outrage recevant une injure en réponse) qui n'a rien à honnorer l'un tout comme l'autre des protagonistes, comme dans de nombreux échanges d'ordre privées entre personnes ne s'appréciant pas. Mais voila, cela n'est plus de l'ordre privée car une caméra était la... De plus l'un des deux étant un homme politique (semble-t-il puisqu'il serrre des mains...), cela semble déplacé pour baucoup de gens.

- on peut se demander pourquoi on vient au devant d'une personne à qui l'on ne souhaite pas serrer la main; ce n'est de toute façon par réellement un hazard et il y avait bien d'autres chemins. D'ailleurs rappelons nous de la huée lancée juste quelques secondes avant la rencontre.. et la chose qui est certaine c'est que si cette rencontre était voulue pour abtenir un certain résultat, ce résultat est bien là.

Cela pourait en rester la; et bien non car rappelez vous, il y avait une caméra et on a maintenant reconnu cet illustre inconnu qui serre des mains; c'est en fait Nicolas Sarkozy, Président de la République Française. Cela peut-il changer quelque chose; oui si on prend en compte qu'un Président se doit à une certaine tenue de part sa fonction; non si on estime qu'il faut accepter la façon de gouverner d'un président élu pour un programme et pas pour sa vie privée ou sa tenue verbale; après tout il n'a jamais caché son jeu et ses méthodes personnelles ! On aime ou on aime pas certes !

Une règle du franc parlé semble s'installer au gouvernement; après le franc parlé de certains ministres (d'origine de tout bord politique), c'est au tour du chef de l'état. Bien qu'il nous a habitué à un certain franc parlé lors de ses têtes à têtes mais il faut le reconnaitre, il n'en ait pas moins un bon orateur qui connait généralement son sujet.

Le problème semble surtout provenir de la disparition des règles qui jalonnaient les relations entre les hommes politiques et leurs électeurs, et de l'invasion de la vidéo à tout moment. L'équilibre établie par 'je ne m'occupe pas de ta vie privée' des uns et 'je fais attention à l'image que je donne' des autres semble romput. La vie privée des hommes politique tant soit peu affichée devient la vie public de ces derniers et cela touche également tous ceux qui peuvent s'en approcher; d'autre part les hommes politiques décident de se montrer comme des hommes, avec leurs défauts, leur langage vrai. De plus il est possible désormais de faire une vidéo avec un simple téléphone si les médias ne sont pas présent... rappelons nous du dérapage de Patrick Devedjian avec son "salope" à l'encontre de Camparini. Certains hommes politiques dérapent même sur la vie privée des autres, tel Arnaud de Montebourd avec son "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon"

Il est également domage que ce type d'évènement occulte tout le
reste et cantone une bonne partie de l'opposition à être à l'affu de
ces dérapages pour exister, n'ayant plus de réelle vie politique par
manque d'organisation, de matière grise et de structure viables.

Les gros titres racoleurs et trop souvent réducteurs donnent une vision altéré et parfois déformée de la réalité. En tant que lecteurs cherchons nous toujours à comprendre et lire entre les lignes; il faut reconnaitre que non. La presse est très manipulatrice dans le but de vendre toujours plus , le passé regorge de fausses photos, fausses interviews, titres et contenus manipulés tant dans la presse écrite qu'audiovisuelle.

Cela va automatiquement changer les habitudes et les relations entre les hommes politiques et leurs électeurs. Et il faudrait que nous apprenions à ne pas nous focaliser sur ces évènements au risque de nous faire manipuler et oublier réellement nos intérêts.
A ce titre, nous pouvons remarquer que la chute du président dans les sondage n'est pas spécialement dûe à sa politique mais bien plus à l'impacte de sa vie privée telles qu'elle est communiquée et percue et ce type de réaction d'un électrorat n'est pas spécialement bon pour la démocratie.

Mise à jour du 1er Mars 2008 :

Le Figaro publie les résultats d'un
sondage OpinionWay ce vendredi
, réalisé les 27 et 28 février, soit quelques
jours après l'incident. Les questions
posées concerne la médiatisation de cet écart
de langage.

- 51% des Français se disent choqués par la
réaction de Nicolas Sarkozy. (79% parmi les
électeurs de Ségolène Royal, 46% de François Bayrou, 71% de Jean-Marie Le Pen et 21% de Nicolas Sarkozy).
- Concernant la médiatisation, 59% des sondés pensent
que les médias ont donné trop d'imposrtance à
cet incident (82% chez les électeurs de Nicolas Sarkozy, 32%
de Ségolène Royal).
- 78% des sondés pensent que les médias parlent du
président de la République "en s'intéressant
plus à l'accessoire qu'à l'essentiel". Et 38%
affirment que les médias sont trop agressifs avec lui.



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